Celui qu’elle ne savait voir

CELUI QU’ELLE NE SAVAIT VOIR

 

As-tu feint de ne me saisir, dans cette naissance

Au beau milieu de l’après-midi, c’était la chance

Qui pointait sa planète en direction de mon caprice

Un penchant aigu et brusque, voiles qui se hissent

Sur mes yeux exaltés, fanatiques et volontaires

En un fragment de vue, je te connaissais d’hier

 

Pourquoi les mois longs ont débraillé cette idylle

Chamboule-tout dont les cubes furent immobiles

N’ayant qu’une passade trop courte pour y croire

Et mes fantasmes crépusculaires afin de te revoir

Un matin à la porte telle une déesse sortie des eaux

Un jour à ma vie et mon cœur marqué d’un sceau

 

A cet instant où les rimes me parcourent l’esprit

Tu m’as rejoint et ce n’est plus un seul fil qui nous lie

Mais des cordes entières, des attachements à l’heure

Ton âme à la mienne, l’absolu où règne ta splendeur

De cette passion je suis chevalier, prince et roi

Si fort est mon désir, maintenant que tu me vois

 

Zøwie. L’alchimie d’un simple regard. 2020. Poésie n°36.

Author: Zøwie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *